Catégories

Newsletter

Inscription à la newsletter

Calendrier

Novembre 2008
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
<< < > >>

Commentaires

Aucun article disponible

Album photos

Jeudi 01 Décembre 2005

Retour au kérygme Les remarques que je viens de faire sur le développement du kérygme depuis ses origines jusqu'à nos jours ne répondent pas à un souci historique et théorique (apprendre comment les choses se passaient au début), mais à un intérêt actuel et pratique. Dans l'encyclique Evangelii nuntiandi, le pape Paul VI traite du rôle de l'Esprit Saint dans l'évangélisation (n° 75). Il déclare que celui-ci en est l'« agent principal ». Il exprime le vœu que les pasteurs, les théologiens et les fidèles s'appliquent davantage à l'étude de la nature et des modalités de l'action du Saint-Esprit dans l'évangélisation actuelle. Mes réflexions ont pour but de répondre, ne serait-ce que très partiellement, à ce vœu. Si l'Esprit du Seigneur descendit sur Jésus de Nazareth, ce fut avant tout pour qu'il pût prêcher la « bonne nouvelle » : Le Règne de Dieu est arrivé. Aujourd'hui le Saint-Esprit est sur l'Eglise (et sur ceux que l'Eglise envoie évangéliser) pour la même raison : afin qu'elle proclame la « bonne nouvelle », à savoir, que Jésus, crucifié et ressuscité, est le Seigneur. Tel est le véritable « glaive de l'Esprit ». J'ai cherché à le mettre en évidence, non par goût de l'archéologie, mais parce que ce glaive nous est encore utile, voire indispensable ; lui seul, en effet, peut traverser la croûte d'incrédulité qui s'est épaissie autour du monde et du cœur même de bien des chrétiens. Et puisque je me suis servi de l'image du glaive, continuons dans le même sens : si on frappe quelqu'un, non pas de la pointe ou de la lame, mais du plat d'un poignard ou de tout autre instrument tranchant, on ne saurait blesser personne. Il en va de même pour la prédication de l'Eglise : si nous disons mille choses et, parmi elles, que « Jésus est le Seigneur », cette dernière vérité n'arrive pas à « transpercer le cœur », au contraire de ce qui se produisit, selon les Actes des Apôtres, lors du discours prononcé par Pierre après la Pentecôte « Vous avez tué Jésus de Nazareth ; Dieu l'a ressuscité. Repentez-vous ! » (cf. Ac 2, 37). On a écrit : « Au commencement était le kérygme » (M. Dibelius). Ce qui veut dire que l'Eglise est née du kérygme (et non point le kérygme de l'Eglise, comme le prétendait Bultmann !). S'il est vrai que notre situation actuelle a fini par ressembler plus à celle des origines (quand le christianisme agissait dans un monde païen qui lui était étranger et hostile) qu'à celle de la période après Constantin, alors l'appel qui nous vient de l'expérience de l'Eglise primitive nous engage à rétablir dans sa pureté originelle le kérygme apostolique, celui qui servit jadis à annoncer la foi au monde païen, celui autour duquel se constitua la première communauté, en le distinguant de toute autre forme de parole, y compris de la catéchèse. Il faut présenter cette annonce fondamentale de façon nette et carrée, non seulement aux catéchumènes, mais à tous, puisque la plupart des chrétiens d'aujourd'hui ne sont pas passés par le catéchuménat. La proclamation de Jésus comme Seigneur devrait retrouver sa place d'honneur à tous les moments forts de la vie chrétienne : baptême des adultes, culte eucharistique, rénovation des promesses du baptême, conversions individuelles, début des catéchèses, des sessions bibliques et des groupes de prière, ainsi qu'à l'occasion de retraites, de missions populaires et, tout particulièrement, des funérailles. La question la plus grave, c'est de savoir combien de chrétiens sont prêts à proclamer cette vérité avec hardiesse, « dans l'Esprit Saint », c'est-à-dire en vrais croyants, quitte à ce que les défenseurs de la raison pure et ceux qui n'ont pour souci que de répondre aux attentes du monde les accusent éventuellement de débilité culturelle. Combien d'entre eux sont-ils prêts à répéter avec Paul : Ma parole et mon message n'ont rien des discours persuasifs de la sagesse, mais ils sont une manifestation de l'Esprit et de sa puissance (cf. 1 Co 2, 4). Pour ma part, j'ai souvent perçu la force qui se dégage quasi spontanément de la proclamation de Jésus comme Seigneur : à peine était-elle prononcée, que je voyais des regards s'éclairer, des oreilles se dresser et comme un frisson parcourir ceux qui l'écoutaient : signes de sa puissance mystérieuse rendue opérante par l'Esprit Saint. Aujourd'hui encore, tout comme aux origines de l'Eglise, ce ne sont ni les apologies, ni les traités théologiques ou politiques, ni les discussions interminables, qui tireront ce monde de la torpeur de son incrédulité et le convertiront à l'Evangile, mais l'annonce simple et forte de la force même de Dieu : « Jésus est le Seigneur. »

publié par tenena dans: kerygme
Fais tourner ce blog

Commentaire

Pas de commentaire :(

Ajouter un commentaire

Image aléatoire

Recherche

Recommander

Créer un blog sur blogsysteme.com - Contact - C.G.U. - Reporter un abus